Notre distinction

Sommaire

Avant-propos


            En quoi l’économie de justice sociale que présente Avenir Solidaire, se distingue-t-elle de tout ce qui est proposé jusqu’à présent ?
            En quoi l’économie de justice sociale est-elle novatrice ?

Deux systèmes économiques périmés


            L’économie centralisée…
            L’économie centralisée était dirigée par le système communiste dont l’exemple était l’URSS.
            Ce système s’est développé en contradiction avec sa pensée qui proposait un fonctionnement démocratique.
            Son incohérence politique, en refusant au peuple la démocratie, a logiquement produit une incohérence économique.
            Opposé au néo-libéralisme et à son économie, privé de la bonne volonté et du soutien massif du peuple, ce système a naturellement disparu.

            L’économie néo-libérale…
            L’économie néo-libérale meurt étouffée par l’égoïsme qu’elle a développé de manière démesurée.

            Elle peut probablement faire encore illusion.
            Elle ne supportera pas vraisemblablement le choc actuel généré par son incohérence, en édifiant une monstrueuse pyramide de dettes pourries sur le mensonge et la manipulation.

            Il est urgent d’adopter un mode économique répondant aux besoins des populations, pour remplacer l’économie néo-libérale.

Des concepts économiques récents


            La croissance soutenable…
            La croissance soutenable est une idée surtout soutenue par les représentants des grandes entreprises et les multinationales.
            Cette idée suggère une sensibilité environnementale dans le comportement de ces entreprises.
            Mais ces entreprises qui ont tendance à monopoliser les marchés comme l’eau, le traitement des déchets, l’énergie, la haute technologie, les télécommunications, les médias… pourraient être surtout intéressées à brouiller la vue des populations avec des arguments environnementalistes, pour conforter tranquillement leurs bénéfices.

            L’économie participative…
            L’économie participative est influencée par la pensée anarchiste.
            Elle propose l’autogestion.

            Elle présente un point doublement contradictoire…
            En effet, selon ce concept économique, les rémunérations seraient attribuées selon l’effort.
            Or, la pensée anarchiste propose plutôt de rémunérer chacun selon ses besoins.
            De plus, le fait de rémunérer l’effort impose un jugement, pour décider si un effort est fourni et pour savoir qui fournit cet effort.
            Ce jugement pourra-t-il satisfaire les anarchistes ?

            L’économie distributive…
            Ce concept économique, comme d’autres, veut décider de l’avenir de la société.
            Tant que l’économie prétendra diriger la vie sociale, l’humanité restera dans le même type de problème qu’actuellement ; c’est-à-dire que l’humanité restera dans des expériences décourageantes, sans parvenir à une réelle démocratie.

            L’économie distributive semble parfois un peu déprimante ; de bonnes idées cependant.

            Le développement durable ou soutenable…
            Le développement durable est axé sur trois éléments, les trois piliers qui sont : le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de l’environnement.

            Le développement durable doit en principe permettre de satisfaire prioritairement les besoins des plus démunis, tout en préservant les besoins des générations futures.
            Il doit donc faciliter un certain bien-être humain tout en préservant l’environnement.
            Il est conçu pour déterminer la richesse selon l’indice de développement humain (IDH).

            Le développement durable ne serait-il pas parfois utilisé par les gens du pouvoir comme un simple argument pour ne pas trop fâcher les écologistes ?
            En effet, des responsables politiques qui soutiennent le développement durable, semblent s’accorder au maintien du PIB et du PNB qui semblent peu compatibles avec l’indice de développement humain.

            Le concept de développement durable semble surtout utilisé par des dirigeants qui voudraient faire croire à leur écologie.

            Le concept de développement durable considère l’homme seulement comme un prédateur qui, plus ou moins, ne peut que détruire l’environnement.

            La décroissance soutenable…
            La décroissance soutenable défend l’environnement en priorité et intègre l’idée de bien-être humain.
            La vision pessimiste de son inventeur et de ses successeurs, concernant les pays à forte croissance de population, doit cependant tempérer la perspective d’un bien-être pour tous.

            Le concept de la décroissance soutenable est plus intransigeant que celui du développement durable.
            Ce concept est assez nettement opposé au système du PIB, et veut adopter l’indice de développement humain comme système de calcul de la richesse.

            Les défenseurs de la décroissance semblent être les écologistes les plus respectueux de l’environnement.

            Nicolas Georgescu Roegen inventeur de la décroissance soutenable, est aussi inventeur de la bioéconomie.
            Il a imposé des limites strictes à ses concepts, en les figeant dans les lois scientifiques de dégradation irréversible de l’énergie.
            Il a catégoriquement refusé les perspectives des scientifiques dont les hypothèses sur les énergies libres tendent à l’optimisme.

            Le concept de décroissance soutenable, comme d’ailleurs celui du développement durable, considère seulement l’homme comme un prédateur.

            La bioéconomie…
            La bioéconomie vue par Marie Martin-Pécheux, est fondée sur le concept de Nicolas Georgescu Roegen avec la particularité d’une note humaniste encourageante.
            Cette variante de la bioéconomie se veut une proposition fondée sur la solidarité.

            Cette variante de la bioéconomie s’intéresse plus à l’humain que les autres systèmes indiqués ici.
            Elle propose de dépasser les simples fonctions matérialistes et de résoudre les besoins des populations par une abondance juste.

            La bioéconomie selon M. M.-P. semble cependant trop parfaite…
            L’envie de bien faire et de tout faire laisse apparaître des contradictions qui pourraient facilement être évitées.
            Cette variante de la bioéconomie arrive parfois à être étouffante, avec sa vocation à la perfection.

            Cette variante de la bioéconomie véhicule, elle aussi, le complexe d’une économie qui aurait l’intention d’orienter ou de diriger la politique.

Vue synthétique des nouveaux concepts économiques


            Les nouveaux concepts économiques présentés ici ont des qualités indéniables.
            Ils présentent par contre l’inconvénient de se vouloir des doctrines trop rigides, si l’on excepte la bioéconomie selon Marie Martin-Pécheux.

            Ces concepts présentent également une réelle ambiguïté…
            Certains semblent pouvoir s’accorder à la politique néo-libérale actuelle en échange de quelques concessions.
            D’autres proposent de diriger la vie sociale, c’est-à-dire de reproduire la même erreur que le système actuel qui s’effondre.

            Ceux qui considèrent la démocratie --la participation citoyenne à la vie sociale, et la gouvernance d’un peuple souverain-- comme un accessoire économique, ont-ils vraiment une grande considération pour l’homme ?

L’économie de justice sociale au service de l’homme


            L’économie de justice sociale est un outil de solidarité et de liberté.
            Elle est fondée sur une conscience de groupe dont l’Etat est gestionnaire --d’où la nécessité d’une vraie démocratie pour éviter les abus de pouvoir--.
            Elle est fondée sur l’intérêt général qui permet le bien-être des individus dans un tout cohérent.

            L’économie de justice sociale est le moyen pour que chaque peuple puisse développer la solidarité sur son territoire et se diriger vers de véritables solidarités continentales et mondiale.

            Le fonctionnement de l’économie de justice sociale devra être observable par tous, par une simple comparaison entre ce qui va ou ne va pas, ou entre ce qui est amélioré ou dégradé.
            Cette observation populaire sera comparée à la vision qu’en auront les personnes techniquement compétentes en matière économique.
            La comparaison de ces deux appréciations constituera un indice de réalité économique dont les gestionnaires s’inspireront pour corriger les tendances négatives ou améliorer les tendances positives.
            La décision finale en cas de litige appartiendra aux pouvoirs publics ou au peuple en dernier recours.

L’économie de justice sociale et l’empreinte écologique


            L’empreinte écologique évalue l’influence humaine sur l’environnement, et indique de ce fait la surface de terre nécessaire pour chaque être humain.

            Eviter un pessimisme maladif…
            L’empreinte écologique semble seulement voir des aspects négatifs de l’homme sur l’environnement. De plus, de nombreux spécialistes de l’écologie semblent seulement voir l’homme comme un prédateur de l’environnement.

            « Rien n’est stable que le changement. »

            Le devenir humain et planétaire devrait-il rester indéfiniment fixé par les théories scientifiques du XIXe siècle sur la nature, sur l’homme et sur l’univers ?...
            Quelle que soit l’influence humaine, notre planète, la Terre, est-elle destinée à rester en son état actuel ?

            Par elle-même, la Terre se modifie constamment.
            Par son travail, l’homme évolue constamment.
            La pensée scientifique évolue vers une connaissance plus approfondie des choses de la vie, vers de nouvelles réalités.
            Des découvertes scientifiques récentes constituent des éléments encourageants pour l’avenir humain.
            Ces découvertes devraient permettre à l’homme d’élargir son horizon et de diriger son regard vers le futur avec plus d’optimisme.

            L’économie de justice sociale propose de faciliter le rôle constructif de l’homme, c’est-à-dire de transformer son influence négative sur l’environnement en influence neutre ou même positive.

L’économie de justice sociale et l’empreinte humaine


            Avenir Solidaire regarde l’empreinte humaine, c’est-à-dire la marque laissée par l’évolution humaine, de manière aussi objective que possible.       

            Durant des siècles…
            Du comportement proche de l’animal…
            De la lente évolution vers des éléments de beauté et de confort…
            De la capacité à réfléchir et à raisonner…

            Toutes les réalisations qui ont marqué le parcours humain, depuis les premières tentatives artisanales jusqu’aux moyens de communiquer par les ondes, et les possibilités d’explorer l’infiniment grand et l‘infiniment petit…

            Tous les conflits individuels, familiaux, tribaux, nationaux et internationaux qui ont jalonné les étapes de la vie humaine… A chaque fois compensés par des réalités nouvelles…

            L’effort permanent, à la mesure des constructions sociales, durant lequel la lente évolution humaine a permis de passer de la conscience individuelle à la conscience de groupe ; de la conscience individuelle à la conscience de la citoyenneté nationale et, maintenant, parfois, à la conscience de la citoyenneté mondiale…

            Ce long parcours de l’humanité constituerait-il si peu de choses ?…

            Aujourd’hui…
            Oserait-on dire que les activités actuelles ne s’appuient pas sur les activités passées ?
            Ne devons-nous pas enfin admettre que les vraies richesses passées constituent une grande part de la richesse actuelle ?
            Serait-il normal que quelques fortunes personnelles puissent conférer un pouvoir plus grand que celui de plusieurs milliards d’individus dont les ancêtres ont composé certaines des civilisations les plus avancées ?
            Cela n’est-il pas affligeant pour la pensée et pour la dignité humaine ?
            Ces distorsions ne sont-elles pas indécentes ?
            Ces distorsions ne seraient-elles pas la marque de la grande pauvreté de ceux qui affichent de telles richesses ?

            Portons notre attention sur les anciens et nous saurons avec quelle vigueur et quel dévouement ils édifièrent la société moderne.
            Observons quelle ingratitude nous mettons parfois à minimiser leur œuvre.

            Les puissants de ce monde…
            Dans quelle proportion les puissants de ce monde ont-ils créé les contextes de leur puissance ?
            Ces puissants ne se sont-ils pas contenté d’associer opportunément leurs qualités aux contextes du moment ?
            Les bases de rémunération de leurs investissements et de leur travail personnel sont-elles équitables ?
            Ces bases de rémunération ne sont-elles pas plutôt fondées sur un rapport de force ?
            Et lorsqu’il y a rapport de force, en quoi peut-on évoquer une légitimité ?...
            Ne devrait-on pas rétablir l’équilibre ?

                                                                                                                                   <--- Revenir à la page précédente
                                                                                                                                            Passer à la page suivante --->