Domaines de la vie sociale

Sommaire

Avant-propos


            Chacun des domaines de la vie sociale est présenté selon les intentions d’Avenir Solidaire d’aller vers un plus grand bien-être physique mais aussi psychique pour tous les hommes.

            Selon la conception de la vie présentée dans ce projet de société, les propositions d’Avenir Solidaire généreront des richesses en facilitant l’évolution humaine.
            De ce fait nous n'aurons plus à parler de dépenses mais de répartition et d'utilisation de l'argent.

Justice


            Chaque individu doit pouvoir trouver dans la stabilité sociale tous les éléments qui faciliteront sa liberté d’action.
            Ainsi « une plus étroite identité d’intérêt » entre individus et institutions, permettra-t-elle à tous d’évoluer dans un respect réciproque.
            Pour cela, en coopération et dans cette direction, le pouvoir législatif et l’ensemble des professions juridiques devront-ils repenser le Droit.
            Également, afin de libérer autant que possible les personnes des méfaits de l’injustice, et de faciliter la compréhension des devoirs et des droits, des lois plus justes seront écrites dans un langage accessible à tous.

            Selon les responsabilités sociales et constitutionnelles de la Justice, et afin d’éviter les multiples pressions habituelles, le Garde des Sceaux disposera de pouvoirs plus étendus qu’actuellement.
            Il doit réellement représenter le troisième pouvoir de la République.
            Le Garde des Sceaux, conformément au rang constitutionnel de la Justice, sera le troisième personnage de l’État.
            Le Garde des Sceaux sera élu au suffrage universel.
            Il assumera, le cas échéant, la vice-présidence de la République par intérim.
            Par ailleurs, un ministre de la Justice dont le rôle sera redéfini, assurera un lien de fonctionnement administratif entre Justice et Gouvernement.

            Afin d’assurer son indépendance, pour mieux assumer ses pouvoirs, la Justice disposera d’un budget autonome séparé de celui du Gouvernement.

            La Justice sera d’autant plus ferme dans les peines prononcées que les coupables seront puissants ou malintentionnés.
            La Justice sera par ailleurs bien inspirée de se préparer à appliquer les lois d’une prochaine réalité sociale différente, qui fera l’objet d’un profond remaniement constitutionnel ou, même, d’une nouvelle Constitution.
            Ainsi, une des priorités de la Justice concernera-t-elle le détournement des moyens de vie. 

            Les responsables –élus, magistrats, hauts fonctionnaires– qui se rendraient coupables envers le Droit, seront frappés des sanctions pénales les plus sévères. Les abus de pouvoir ou fautes non jugés de ces mêmes responsables seront imprescriptibles.
            Dans tous les cas ou la Justice serait bafouée, le peuple sera seul juge pour décider de la révocation des élus directement ou indirectement responsables. Les révocations n’exonéreront pas les fautifs de suites judiciaires.

            L’Assemblée Nationale votera des lois cadres qui laisseront une grande latitude à la Justice pour légiférer par jurisprudence.

            L’amélioration des moyens financiers et matériels de même qu’une plus grande justice sociale faciliteront la formation et le travail des magistrats.
            Les travailleurs sociaux et la police seront directement sous la responsabilité de la Justice, ainsi que la gendarmerie en période de paix.

            Le Peuple disposant naturellement par sa souveraineté de tous les pouvoirs, pourra, s’il le souhaite, décider d’effets rétroactifs dans la loi, pour des crimes envers le Peuple et la nation, ou des abus de pouvoir manifestement crapuleux et traumatisants, comme cela fut fait pour les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.

Éducation


            L’éducation doit être le secteur privilégié de toute société moderne dont la volonté est de faciliter l’avancée des jeunes vers une vie d’adultes responsables.

            Les moyens humains, financiers et matériels les plus conséquents seront consacrés à l’éducation, à l’enseignement et à la formation.

            L’éducation et l’enseignement seront financés et gérés par l’Etat.
            La formation professionnelle pourra être en bonne partie gérée par le secteur privé sous contrôle de l’Etat.

            L’éducation que nous voulons présentera ce qui rapproche les hommes.
            Elle portera sur l’universalité des grandes découvertes scientifiques, sur les plus hautes expressions artistiques et littéraires.

            L’éducation doit retrouver sa raison d’être…
            L’éducation doit diriger le développement de la conscience en développant la perception, l’observation, et la compréhension des liens de causes à effets.
            Ainsi par la curiosité, le mental est-il éveillé.
            Ainsi l’homme progresse-t-il depuis les attitudes émotionnelles vers la rationalité et l’intuition.
            ---Laquelle intuition permet d’aborder sans réticence la réalité de l’unité humaine : la fraternité.--- 

            L’éducation, par le développement des étapes successives de la perception humaine, sera le moyen le plus approprié pour s’extraire du conditionnement qui alimente toutes les formes d’esclavage.
            Ainsi la liberté d’esprit pourra-t-elle révéler le libre-arbitre en même temps que le sens de la responsabilité.

            L’éducation sera de ce fait le moyen le plus efficace pour développer le sens de la coopération et du partage.
            Ainsi l’esprit de compétition et l’égoïsme dévastateur d’une civilisation en décomposition, seront-ils surmontés et remplacés.

            Les enseignants considéreront tous les hommes comme membres de la famille humaine.
            Ainsi pourront-ils indiquer le sens de relations sociales plus justes.
            Ainsi pourront-ils démontrer l’utilité de la coopération et du partage.
            Ainsi pourront-ils stimuler le sens de la fraternité, de l’unité humaine dans la diversité, et de la responsabilité de chacun en direction de l’épanouissement humain.

            Dans le cadre de cette éducation, laïque, la religion de chacun, ou l’absence de religion, sera présentée comme étant plus le fait du lieu de naissance que d’un choix véritable.
            Des représentants des diverses religions seront invités à intervenir en alternance avec les enseignants de certaines disciplines scolaires, afin de proposer des sensibilités et des formes de pensée différentes sur la notion de divinité ou d’absence de divinité.

            L’éducation devra déboucher sur « un bac de la capacité à penser par soi-même ».
            Elle permettra donc aux jeunes de s’orienter et de s’insérer avec facilité dans la vie professionnelle ; dans une vie professionnelle qui facilitera l’intelligence et l’éthique au service de l’ensemble de la société.

            Cette éducation que nous voulons, sera la base à partir de laquelle se construira la civilisation d’épanouissement humain du troisième millénaire, dans une réalité sociale toujours plus proche des idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité.

            « L’éducation est la tâche des penseurs les meilleurs et la responsabilité de tous les gouvernements. »

Santé


            La santé pour tous, vue comme une véritable richesse de la société, sera fondée sur la prévention.

            La santé doit être envisagée selon la diversité de ses facettes.
            Un environnement sain, une nourriture de qualité, la réduction des travaux physiquement pénibles et du stress lié à des pressions sociales inutiles, des loisirs enrichissants… tout cela diminuera les tensions physiques et psychiques qui produisent « l’état de déséquilibre appelé maladie ». Le résultat sera un plus grand bien-être de la société dans son ensemble.
            Ajoutons à cela que différentes pratiques de médecines douces ou naturelles, ignorées ou parfois écartées sans trop de raisons, qui pourront être reconnues dans leur efficacité, viendront s’ajouter aux compétences précédemment reconnues.

            Une redistribution économique et une sécurité sociale conformes à la solidarité d’un peuple riche et civilisé, réintégreront le principe d’une médecine performante, légitimement abordable et due à tous.
            Par ailleurs, outre le revenu vital, les personnes handicapées bénéficieront d’une aide, en fonction des besoins, selon les incapacités, leur permettant une vie décente.

            L’accroissement du nombre de professionnels de la santé sera encouragé, pour correspondre à la meilleure qualité possible du bien-être des malades.

            Les responsables de la santé devront veiller, selon des moyens économiques accrus, à ce que les lieux d’accueil, d’hébergement et de soins pour les malades, soient en nombre suffisant, de la qualité la plus convenable et d’une proximité permettant l’accès rapide et des visites régulières.
            Le matériel médical correspondra aux meilleures possibilités de la technologie.
            Les édifices de santé devront répondre aux exigences d’un confort équivalent pour tous les malades.

            Il est souhaitable que tous les membres de la société puissent vivre dans leurs foyers, aussi longtemps que possible.
            Cependant, afin de répondre aux nécessités des handicapés et des personnes âgées, des centres, foyers ou maisons de retraites seront construits en nombre suffisant et répondront aux exigences d’une vie de la meilleure qualité.

Logement


            L’État et les collectivités territoriales veilleront à réguler le foncier non bâti, par l’application de lois plus équitables, de manière à développer un urbanisme de la meilleure qualité, répondant à une économie de moyens, et proposant esthétique, confort, transports publics de proximité compatibles avec les besoins des handicapés, respect de l’environnement.

            La rénovation des logements anciens sera facilitée.

            L’État garantira la construction de logements en nombre suffisant, pour aboutir à ce que tout le monde puisse se loger convenablement sans délai.

            Les logements répondront aux normes de qualité de vie permettant l’épanouissement des familles, comprenant des espaces et aménagements pouvant satisfaire les besoins des handicapés et des personnes âgées.

Médias - informations – communications


            L’Etat soutiendra le développement des technologies de l’information (logiciels, systèmes et réseaux informatiques conformes au respect de la vie privée...), qui devront améliorer l’accès en confiance pour les utilisateurs et restreindront les tentatives d’ingérences ou de manipulations.

            L'État mettra en œuvre les moyens nécessaires pour assurer la diversité des médias.
            Les contrôles seront sévères et certaines pratiques strictement interdite, par exemple la fusion de médias ainsi que la création ou l’acquisition, même partielle, d’un média par des entreprises engagées dans d’autres secteurs d’activités ou déjà détentrices d’un organe de presse.
            Cette démarche évitera la concentration d’informations, l’orientation vers la pensée unique et l’appauvrissement culturel.

            L’ensemble de cette démarche favorisera une meilleure visibilité des candidats et des projets politiques véritablement au service du bien commun lors des élections.

            La publicité sera contrôlée selon une éthique interdisant l’impact sur les enfants ainsi que les informations biaisées.
            Les espaces publicitaires seront réduits afin de limiter l’agression publicitaire.

            La liberté d’expression est un droit fondamental.
            La liberté d’expression sera donc inscrite dans la Constitution.

            L’État soutiendra le développement de l’Esperanto, en tant que langue universelle neutre.

Participation citoyenne


            La démocratie ne peut vivre que si le peuple assume sa souveraineté avec enthousiasme et générosité.
            Cette souveraineté populaire est certainement un des meilleurs moyens de donner toute sa noblesse à l’action politique.

            Le peuple doit affirmer son pouvoir en désignant ses délégués avec discernement lors des élections, et en restant attentif aux actes législatifs et de gouvernement.
            Dans ces conditions, les élus pourront mettre en place les projets que le peuple leur aura confiés.
            Ils porteront clairement la responsabilité des résultats, sans pouvoir masquer cette responsabilité derrière des simulacres économiques, médiatiques, religieux ou autres.

            Le vote blanc et les modes référendaires seront là pour conforter la vigilance du peuple envers ses délégués, et pour redresser rapidement la barre en cas de détournement de la démocratie.

            La diversité des idées sera largement facilitée par des expériences soutenues au niveau local.
            Ainsi, le peuple n’aura pas à attendre que les idées soient concrétisées par les élus.
            Localement, dans les communes ou les quartiers des grandes villes, les populations disposeront des moyens et des pouvoirs permettant la réalisation de projets qui, ensuite, pourront être produits à d’autres niveaux.

            La population qui portera un projet pourra désigner un représentant qui sera dès lors intégré dans le Conseil municipal de la commune selon des règles à déterminer.

            L’instruction civique devra réellement permettre aux enfants et aux jeunes gens de comprendre la vie en société, et de les sensibiliser aux nombreuses façons de participer à des projets.

Coopération et création de nouveaux rapports sociaux


            La coopération est inséparable du principe républicain. A ce titre, elle sera inscrite dans la Constitution.

            La coopération est la base de l’émulation vers une plus grande solidarité et une plus grande fraternité, d’où se développe la création de plus grandes richesses.

            Au plan industriel, la coopération facilitera un lien solide entre les monopoles d’État et le tissu des PME du secteur privé.
            Les personnes qui manifestent l’esprit d’entreprise au service de l’avancée humaine, portent des qualités à préserver.
            L’esprit d’entreprise sera donc facilité.

            La coopération favorisera la justice sociale, la liberté d’esprit et le sens des responsabilités.
            Ainsi la coopération réduira-t-elle naturellement l’égoïsme et le conditionnement, inséparables d’une compétition toujours plus affligeante.

            Le peuple, dans sa souveraineté, peut saisir toute autorité compétente pour faire respecter la Constitution.

            La Constitution doit cependant empêcher des agitateurs d’accaparer le pouvoir, sous prétexte de solidarité.
            Pour cela, les groupes qui exigeront l’application du Droit constitutionnel devront être représentatif d’une portion significative de la population qui légitimera la revendication.

            Des participations aux décisions de la communauté entraîneront des responsabilités consciemment partagées, qui aideront à réduire les tendances égoïstes du chacun pour soi.

            « Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle permet la synthèse d’une grande diversité de points de vue. »

Aménagement et développement du territoire


            L’énergie, issue de la fusion froide et d’autres procédés de mieux en mieux expérimentés par la physique, permettra de répondre à toutes les attentes humaines, sans dégradation de l’environnement.
            L’utilisation de cette énergie est envisageable dans une génération, une vingtaine d’années, à la condition de fournir les moyens nécessaires aux scientifiques qui ont déjà avancé dans ce domaine et qui sont actuellement maintenus à l’écart.
            Toutefois notre volonté est d’agir immédiatement avec les énergies disponibles, tout en développant abondamment les énergies renouvelables, et en activant l’évolution des énergies de l’avenir.

            L’aménagement et le développement du territoire, sous responsabilité politique, seront repensés en observant le principe de solidarité.
            Ainsi seront écartées les pratiques parasites des groupes de pression.

            Les nouvelles règles économiques de même que l’environnement et la qualité de vie seront privilégiés.
            Par exemple les logistiques longues distances seront traitées par voies ferrées ou autres procédés qui répondront à l’économie de moyens et à la préservation de l’environnement.

            Les transports, lieux et espaces publics seront rendus facilement accessibles aux handicapés.

            Les villes sont le lieu privilégié de la vie sociale. 
            A ce titre, les villes bénéficieront d'une grande attention et de tous les moyens nécessaires à l'expression de cette vie sociale. 
            Leurs périphéries devront revenir autant que possible à des espaces d’agriculture vivrière. 

Développement technologique et industriel


            Le développement technologique et industriel sera soutenu afin de libérer l’homme des contraintes physiques qui paralysent son développement psychique.
            L’État veillera particulièrement au développement des activités industrielles d’autosuffisance, garantissant l’indépendance et un confort raisonnable.

            L’énergie abondante et la volonté d’un plus grand bien-être pour tous, permettront aux industries de redéfinir les priorités économiques, avec des travaux d’autant mieux rémunérés et aménagés qu’ils sont contraignants ou exigent des capacités ou une présence humaines.

            Les coopératives seront encouragées et facilitées.
            L’esprit coopératif devra pouvoir suppléer à l’idéologie égoïste du capitalisme.
            Les coopératives devront permettre de réanimer les activités industrielles déficientes. Elles devront également permettre de réorienter les activités et projets industriels.

            Toute entreprise, quelle que soit son activité ou sa dimension humaine et économique, doit répondre aux règles sociales et économiques.
            L’utilité sociale d’une entreprise doit dépasser ses capacités de nuisance.

            La production des besoins nationaux sera pilotée par les décisions politiques en concertation avec les différentes industries et les acteurs économiques, au vu des besoins.

Environnement, cadre de vie


            La qualité environnementale est liée au besoin de progrès humain.

            Les rapports que l’homme doit entretenir avec son milieu naturel feront partie de l’éducation dans les établissements scolaires.

            La recherche scientifique et les activités à risques, qui relèvent de la souveraineté nationale, seront exclusivement financées par des fonds publics et contrôlées par l’État.

            Particulièrement, les pollueurs seront les payeurs.
            Le fonctionnement de société que nous proposons, est fondé sur un potentiel d’énergie propre, abondante et bon marché qui facilitera la relation de l’homme à son environnement.

            Un des aspects de la relation de l’homme à son environnement tient aux rythmes biologiques. Notre projet de société doit donc remédier aux rythmes contraires à la nature, qui n’apportent rien d’essentiel à la société.

            –L’horaire d’été est un exemple significatif. Il est perturbant pour les enfants, les personnes âgées, les agriculteurs, les travailleurs assumant des travaux pénibles exposés aux intempéries, et certainement pour tous ceux qui, de ce fait, en été, se couchent avec le jour et se lèvent avec la nuit. Pour ces raisons, liées à la recherche d’un meilleur bien-être pour les personnes défavorisées, l’horaire d’été doit être supprimé. S’il est compréhensible qu’un décalage permanent d’horaire par rapport au soleil soit institué, pour favoriser certains types de relations humaines, il est difficile d’admettre l’utilité d’un décalage semestriel dont l’économie d’énergie ne fut qu’un prétexte.–

Religion


            Afin de faciliter la liberté de pensée, selon chacune des religions, toute personne doit observer le principe de laïcité qui favorise, pour tous, la possibilité de vie sociale commune avec des croyances différentes.

            Afin d’ouvrir l’esprit des jeunes et de renforcer leur libre-arbitre, l’idée de Dieu sera présentée aux jeunes dans l’éducation, selon diverses sensibilités.
            Ainsi pourront intervenir des religieux, des philosophes, des artistes, des scientifiques…

            Les religions sont indépendantes de la politique, en ce qu’elles sont liées à la pratique des cultes ancrés dans l’intemporel.
            Les religions restent tout de même tributaires des décisions politiques, concernant les libertés soumises à l’ordre public.
            En outre, dans le respect de la laïcité, sans limiter leur rôle de conseil, les religions sont écartées de toute décision dans la vie administrative de la nation.

Art et science


            L’art doit devenir un des éléments majeurs du développement psychique de l’humanité.

            L’accroissement du temps libre et les nouvelles possibilités économiques favoriseront les orientations des personnes vers les multiples expressions artistiques.

            La recherche scientifique doit être favorisée pour son utilité dans le développement technologique au service de l'homme.
            La recherche scientifique doit également être favorisée en tant qu'élément majeur de compréhension mentale, intelligente, de la nature humaine.
            La recherche scientifique doit être favorisée pour aller plus loin encore, en tant qu’élément essentiel de compréhension des choses, au-delà de la nature humaine.

            La science, dans sa quête aux limites de la perception humaine et pour ses applications pratiques dans tous les domaines technologiques, disposera de moyens économiques compatibles avec les besoins de développement humain.        
            La science devra, dans ses aspects pratiques, entre autres, développer l’énergie qui libèrera l’homme des contraintes physiques.

            L’art et la science intégreront les disciplines scolaires, dès le plus jeune âge.

            La méthode de "La main à la pâte", appliquée à la science, sera institutionnalisée. De même pour l’art.

Chômage - Exclusion


            La pénurie de moyens financiers est un leurre, et n’est donc pas le résultat d’une mauvaise gestion ou d’une impossibilité technique.

            Les plus graves problèmes humains actuels ont été créés ou accentués par des responsables indignes qui utilisent de très gros moyens pour masquer la richesse et empêcher la compréhension des véritables problèmes.
            C’est ainsi que les cages de la pensée humaine sont entretenues pour étouffer la manifestation de l’intelligence et la possibilité de mieux vivre en société.

            Dans toute société solidaire, riche ou pauvre, lorsque l’économie est honnêtement mise au service de l’homme, le chômage et l’exclusion deviennent une véritable anomalie sociale.
            En réalité et selon les types d’individus, le chômage et l’exclusion incombent à la sottise, à la lâcheté ou à l’escroquerie délibérée de la part des dirigeants politiques.

            Notre projet de société devra adapter des indemnisations au bénéfice des exclus, pour compenser le délit d’exclusion sociale comme l’on indemnise des victimes de guerres ; en réalité tous victimes de la sottise humaine.

Statut des élus


            Dans la société que propose Avenir Solidaire, les élus auront à supporter des pressions importantes, tout en voyant leurs pouvoirs réduits et la pérennité de leurs mandats devenue légitimement plus aléatoire.
            Il importe donc, afin de ne pas dissuader les personnes dévouées qui pourront remplir ce rôle, de les préserver de difficultés pour lesquelles leurs responsabilités ne seraient pas en cause.

            Les indemnités des élus seront revues et corrigées de manière à réduire l’injustice sociale.
            Pour ceux d’entre les élus qui exerceraient leurs métiers dans le secteur privé, des revenus compatibles avec ceux qu’ils pourront avoir momentanément abandonnés devront être préservés durant une période à déterminer, pour leur retour à la vie professionnelle.

            Les élus doivent cependant observer que ce projet de société, en lui-même, porte la meilleure garantie qu’ils disposeront de facilités pour exercer leurs mandats avec altruisme ; qu’ils pourront ensuite retourner à la vie citoyenne normale, avec l’assurance qu’ils retrouveront des conditions d’existence décentes ; qu’ils pourront, s’ils le souhaitent, continuer à traiter les projets solidaires qu’ils voudraient faire aboutir.

La Constitution


            Avant toute chose, le peuple doit pouvoir assumer démocratiquement son rôle, sa souveraineté, de manière responsable. Ensuite, on pourra envisager avec pertinence la modification de la Constitution, ou la création d’une nouvelle Constitution.

            Faute d’une véritable souveraineté du peuple, toute modification de la Constitution ne sera qu’un emplâtre sur une jambe de bois.
            C’est principalement pour cette raison qu’Avenir Solidaire exige la modification du code électoral pour un vote blanc qui aura la même valeur que les votes exprimés sur les candidats.
            En permettant au peuple, s’il le juge utile, de refuser tous les candidats à une élection qui ne seraient pas représentatifs, et, donc, de ce fait, d’annuler une élection, ce vote blanc sera une grande étape accomplie vers une vraie démocratie.

            Le vote blanc sera inscrit dans la Constitution, au même titre que les référendums, en tant que moyen de pouvoir du peuple.

            D’intéressantes propositions circulent, émanant de groupes divers, concernant des projets constitutionnels. Ces propositions aideront le moment venu aux travaux sur la Constitution.

La transition


            Le passage le plus délicat sera la transition entre le système néo-libéral et la société de concertation proposée dans ce projet de société.
            Les personnes les plus compétentes dans les domaines concernés, et les plus dévouées à la cause humaine devront y participer.

            Certaines propositions de ce projet paraissent-elles irrationnelles ?...
            Mais ne serait-ce pas plutôt le système dans lequel nous sommes nés et avons grandi qui est absurde et criminel, et nous également, si nous le tolérons plus longtemps ?

                                                                                                                            <--- Revenir à la page précédente
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