Points pratiques fondamentaux
Sommaire
- Le Vote blanc
- Référendums à mi-mandat
- Référendums d’initiatives populaires
- Interdiction de cumul des mandats publics
- Limitation des mandats électoraux successifs
- Faciliter les candidatures aux élections
- Bien distinguer la volonté de la République
- Requalification de l’élite
- Redonner à la France sa pleine souveraineté
- Indépendance nationale
- Refonder et reconstruire l’Europe
- Mettre les spéculations égoïstes hors la loi
- Le Revenu Vital
- Redéfinir le rôle de l’économie
- Reconsidérer la nature et l’estimation de la richesse
- Repenser l’usage de la monnaie
- Simplifier le système fiscal autour de l’impôt sur le revenu
- Redéfinir le rôle de l’Etat selon l’exemple de la planification française
- Nombre et rôles des divisions administratives
- Financement des oeuvres humanitaires
- L’art de vivre
Le Vote blanc
Le vote blanc, tel que proposé, permettra d’installer véritablement la démocratie.
Il aura la même valeur que les votes exprimés sur les candidats aux différentes élections. Il n’aura donc rien de comparable avec le vote nul. Il fournira réellement aux électeurs la possibilité d’un véritable choix.
Ainsi, soit l’électeur votera pour le candidat, ou la liste, qui fera des propositions satisfaisantes ; soit, si aucun programme de candidature n’est satisfaisant, l’électeur pourra voter blanc.
Selon cette nouvelle disposition du vote, les candidats obtenant la majorité des bulletins seront élus ; par contre, si le vote blanc est majoritaire, l’élection sera annulée et renouvelée avec de nouveaux candidats.
L’abstention signifiera alors seulement de l’indifférence.
Ce vote blanc et les référendums seront les meilleurs outils pour garantir au peuple sa souveraineté.
Référendums à mi-mandat
Ils seront systématiques ; ils seront produits sans intervention des élus, sans campagne électorale, sans publicité ; les seules informations seront liées aux bulletins de votes.
Le OUI permettra à chaque élu de continuer son mandat ; le NON l’interrompra et provoquera une nouvelle élection.
Référendums d’initiatives populaires
Ces référendums concerneront toutes les exigences populaires liées au principe d’équité, de dignité… Ils s’appliqueront à toutes les dimensions administratives.
Interdiction de cumul des mandats publics
Simple bon sens pour éviter les abus de pouvoir.
Ceci permettra aux élus d’être plus efficaces, en évitant la dispersion et l’absentéisme.
Limitation des mandats électoraux successifs
Il n’est pas souhaitable que les élus profitent de la prime au sortant, pour se succéder à eux-mêmes dans les différents mandats électoraux.
Cependant, afin de permettre la réélection des élus fermement soutenus par la population, tout en évitant certains abus, un pourcentage de voix supérieur à la normale sera exigé pour les élus sortants.
Faciliter les candidatures aux élections
Les élections municipales seront accessibles même aux petites listes numériquement incomplètes.
Pour l’ensemble des élections, les candidatures légales seront facilitées.
Pour les présidentielles, des soutiens populaires, à définir quantitativement, valideront des candidatures au même titre que les signatures d’élus.
Le financement des frais de campagnes des candidats aux élections et des organisations politiques, doit être exclusivement public.
Ceci évitera les dérives actuelles qui permettent à des particuliers, financièrement puissants, de pousser en avant les candidats susceptibles de mieux servir leurs intérêts particuliers ou, tout simplement, de négliger l’intérêt général et le bien commun.
Un contrôle sévère des divers organes de communication s’ajoutera au contrôle financier.
Ainsi les candidats pourront dès lors communiquer « à armes égales ».
Le débat public sur un projet de société, gagnera donc en clarté et en profondeur ; ceci remettant certainement en question les pseudo-débats souvent orientés par les journalistes et relevant trop souvent plus de la joute verbale que du débat d’idée honnête et constructif.
Bien distinguer la volonté de la République
Afin que les pouvoirs restent séparés, concernant ici l’exécutif et le législatif, la différence de durée entre les mandats présidentiel et législatif sera rétablie.
Concernant la Justice en tant que troisième pouvoir de la République, son indépendance exige un budget autonome, séparé de celui du Gouvernement.
Requalification de l’élite
Requalifier l’élite selon la bonne volonté et le bon sens mis au service de l’intérêt général.
Les hauts fonctionnaires sont choisis selon leurs compétences. Ensuite, ils seront appréciés selon leur capacité à organiser et à défendre la démocratie et le bien public.
Redonner à la France sa pleine souveraineté
Dénoncer tous les traités signés au détriment de la souveraineté de la République et de la solidarité nationale : OMC, Traité de Lisbonne...
Indépendance nationale
Tous les moyens de l’indépendance sont inséparables de la souveraineté.
Tous les secteurs directement liés à l’indépendance seront contrôlés avec toute la vigilance nécessaire.
Les secteurs économiques qui constituent des monopôles ou indispensables pour l’indépendance seront nationalisés.
Les secteurs de la communication, dont les grands médias, feront l’objet d’un traitement mixte : national et privé.
Les patrons de presse, secteur privé, seront limités à un seul organe.
Chaque secteur privé sera indépendant des autres ; par exemple, le patron d’une entreprise d’une autre industrie ne pourra pas posséder un organe de presse ni y participer.
Refonder et reconstruire l’Europe
La solidarité n’est envisageable qu’avec des acteurs responsables et donc libres de leurs décisions et de leurs actes ; faute de quoi il s’agit d’un conditionnement et d’une manipulation.
Il est même indispensable que ces acteurs puissent se comprendre, ou bien l’on court facilement le risque de transformer les intentions solidaires en obligations imposées par l’acteur le plus puissant.
Pour que différents acteurs se comprennent, cela impose une communication correcte, et donc un langage commun associé à des modes culturels acceptables par tous.
Une Europe véritablement représentative, actuellement, ne peut exister sans la souveraineté des nations européennes qui, par des participations satisfaisantes sur des projets communs, provoqueront le besoin pour chacun des peuples de vivre plus solidairement avec les autres peuples du continent européen et encore au-delà, à l’échelle de la planète.
L’Europe doit donc être refondée selon une organisation confédérale, en associant les nations souveraines du continent sur des projets communs, desquels elles pourront se retirer si bon leur semble et sur lesquels d’autres nations du continent pourront se greffer si elles répondent aux exigences des projets.
Mettre les spéculations égoïstes hors la loi
Les spéculations égoïstes autorisent ceux qui les pratiquent à gruger ceux qui travaillent au service du bien-être général.
Tout gouvernement qui les accepte est complice de détournement de richesse.
Cela vaut pour toutes les formes de spéculations financières, immobilières, sur les matières premières...
Le Revenu Vital
Le revenu vital sera imposable, il sera un moyen de plus grande justice sociale.
Il remplacera la multitude des aides et allocations, compensera les trop fortes distorsions entre revenus, et préservera la dignité de chacun.
Il représentera un contrat moral, un lien de vie en bonne intelligence entre les hommes, un soutien contre les échecs et une facilité pour lancer des projets.
Il va se soi qu’il sera cumulable avec les salaires ou retraites et autres revenus légaux et légitimes.
Par mesure de simplification il sera attribué à tous et récupéré sur les très gros revenus par l’augmentation des tranches et du plafond de l’impôt.
Redéfinir le rôle de l’économie
Une économie qui facilite la rente est une économie stérile.
L’économie est liée à la gestion des ressources matérielles.
L’économie est soumise aux décisions politiques.
La mise en application des orientations économiques est donc de la responsabilité des élus, par délégation de pouvoir du peuple.
Dans le cadre de la gestion des ressources matérielles, l’économie organise la création des richesses et contrôle l’état de ces richesses --leur croissance et leur redistribution--.
A ce titre l’économie estime en concertation et sous la responsabilité politique, les compétences humaines nécessaires pour produire la richesse matérielle.
L’économie reste toutefois tributaire des décisions politiques concernant la répartition des richesses créées et les orientations pour les développements futurs.
Le peuple se réserve le droit de gérer l’économie en utilisant les informations recueillies par les administrations concernées.
Dans ce cadre, l’économie sera sous surveillance des Comités de vigilance économique constitués de personnes directement choisies parmi la population. Ces Comités, distincts des élus politiques, seront présents sur tout le territoire et à tous les niveaux de la vie sociale.
Les Comités disposeront de conseillers qu’ils choisiront dans tous les domaines utiles –banque, économie, syndicalisme, physique, agriculture…–.
Le rôle des Comités sera précisé dans la Constitution.
Reconsidérer la nature et l’estimation de la richesse
La richesse correspond aux activités humaines qui favorisent l’épanouissement.
La pauvreté correspond aux activités humaines qui nuisent à l’épanouissement.
Les activités sociales créent d’autant plus de richesse qu’elles facilitent le développement humain cohérent, en satisfaisant prioritairement les besoins vitaux : nourriture, logement, éducation, santé, transports publics, énergie, eau...
A l’opposé, les activités de la société créent d’autant plus de pauvreté qu’elles nuisent au développement humain cohérent, et particulièrement aux besoins vitaux.
Une estimation différente de la richesse permettra de répartir plus équitablement la monnaie qui représente cette richesse et le crédit qui représente la richesse potentielle avec l’épargne.
Repenser l’usage de la monnaie
Les monnaies servent les échanges qui permettent de satisfaire, de développer ou d’exprimer l’ensemble des besoins humains, selon les richesses disponibles. Le crédit, lui, est réservé aux richesses potentielles.
Les émissions de monnaies ou de crédits sont strictement réservées aux décisions souveraines.
L’Etat définit la zone d’utilisation de ses monnaies dans son espace territorial, et organise en concertation avec les autres acteurs souverains, les usages monétaires pour les échanges internationaux.
Un rééquilibrage monétaire international sera réalisé, plus conforme à la réalité des richesses nationales et des besoins humains fondamentaux de l’ensemble des peuples.
Pour garantir cela une monnaie internationale devra être créée, complémentaire des monnaies nationales et commune à l’ensemble des pays de la planète.
Cette monnaie commune n’appartiendra à aucune nation en particulier.
Simplifier le système fiscal autour de l’impôt sur le revenu
L’impôt sur le revenu est le plus juste.
Il sera le seul impôt permanent.
Simplement le nombre de tranches et le plafond seront augmentés. Tout autre impôt en sera un accessoire temporaire, afin de rétablir ou d’affermir l’équilibre nécessaire à la justice sociale.
Par ailleurs, afin de préserver l’indépendance nationale, deux taxes pourront être instituées : la première, modeste, sur les placements financiers ; la deuxième, plus conséquente, sur les transferts financiers.
Redéfinir le rôle de l’Etat selon l’exemple de la planification française
Pour répondre aux interrogations, la planification que nous évoquons, ici, correspond aux grandes lignes qui indiquent l’organisation de la vie sociale d’un peuple.
La planification française qui a produit l’exception française, déformée par les néolibéraux pour mieux la détruire, est un outil pratique.
Une politique de responsabilité citoyenne, digne de ce nom, doit reprendre l’essentiel de la planification française en l’améliorant ; en exprimant des principes clairs de solidarité humaine qui servent d’autant de repères pour étendre la coopération et maintenir le cap vers plus de progrès et de justice.
La planification française a été conçue pour être indicative et incitative.
Elle n’a rien de doctrinaire comme l’était la planification de l’ancienne URSS.
Elle contrôle de fait le pouvoir des puissances privées qui pourraient devenir excessives, en favorisant la puissance publique et le tissu industriel des PME.
Elle est le fondement de la solidarité à l’échelle de la Nation qui laisse une grande latitude aux libertés individuelles.
La France doit agir pour réactiver ce mode de planification en l'améliorant, et l’étendre à l’échelle internationale.
Nombre et rôles des divisions administratives
Réduire le nombre des divisions administratives et redéfinir leurs rôles ; entre autres, suppression du Sénat.
Les divisions administratives opaques, créées dans l’ambiance européenne des Traités de Maastricht et de Lisbonne, c’est-à-dire les communautés de communes, les pays, les régions, les métropoles, qui déstructurent le comportement démocratique en déresponsabilisant le peuple et les élus, seront soit amplement corrigées soit supprimées.
Par contre, l’Etat, les départements et les communes, devront assumer clairement toutes leurs responsabilités sous la vigilance du peuple.
Dans certains cas, les communes trop petites seront encouragées à s’associer mais avec des élus directement issus du suffrage universel.
Financement des oeuvres humanitaires
L'Etat doit assumer les financements des œuvres humanitaires.
En les assumant, il évitera le parasitage des détournements pratiqués par certains professionnels de l’humanitarisme.
Ainsi sera libéré l’esprit des personnes réellement dévouées qui pourront consacrer plus d’énergie au soutien physique et moral des personnes nécessiteuses.
L’art de vivre
L’économie des moyens, développée dans la direction d’une plus grande justice sociale et d’un plus grand bien-être, permettra, à tous les hommes, une civilisation de loisirs enrichissants pour l’esprit.
Ces loisirs réduiront les tensions psychologiques inutiles et nuisibles, et faciliteront une plus grande harmonie en même temps que des relations plus fraternelles entre tous les hommes.
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